action contre la faim, témoin et acteur de la lutte contre la crise climatique

Action contre la Faim pour le climat

L’intelligence artificielle au Sahel

Au lancement du projet, en collaboration avec l’Agence spatiale européenne, l’idée est simple : utiliser la télédétection pour suivre l’état de la biomasse (herbe pour les pâturages) en temps réel et ainsi guider les éleveurs de la région vers les meilleures zones de pâturage. Il y a peu, en collaboration avec la Banque mondiale et la Fondation Prince Albert II de Monaco, nous avons élargi la zone de couverture du système et en avons amélioré les algorithmes afin d’y intégrer des images haute résolution des eaux de surface et de la biomasse.

Nous avons rassemblé des questions importantes pour les 107 sites sentinelles dans les cinq pays (Mali, Niger, Sénégal, Mauritanie et Burkina Faso) où des informations sont recueillies tous les 10 jours (état de santé des animaux, état des pâturages…).

Dans une région où 24 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire, le projet qui combine des images satellites haute résolution et des données collectées par les éleveurs sur le terrain permet d’établir un bulletin qui alerte régulièrement les gouvernements et les bailleurs de fonds dans les zones où l’approvisionnement en eau et les réserves de nourriture s’épuisent et où le risque de sous-nutrition est élevé.

Pour en savoir davantage sur l’intelligence artificielle au Sahel, rendez-vous ici

Action contre la Faim pour le climat

Un Homme un arbre au Nigéria

Au Nigéria, dans l’état de Yobe, les sécheresses récurrentes ont des répercussions considérables à la fois sur la production agricole et sur l’environnement et par conséquent sur la sécurité alimentaire des familles. Les précipitations sont généralement faibles alors que les populations dépendent principalement de l’agriculture pluviale pour subvenir à leurs besoins.

Dans cet Etat où plus de la moitié des 3,5 millions d’habitants a besoin d’assistance humanitaire, trouver des solutions pérennes est un impératif. Pour lutter contre la désertification de manière durable, une des méthodes employées est la plantation forestière.

Les arbres contribuent à l’environnement en produisant de l’oxygène, en améliorant la qualité de l’air et le climat, en retenant l’eau, en préservant les sols et participant au bon développement de la faune. Aujourd’hui, 522 arbres ont été plantés, incluant des anacardiers, des citronniers, des goyaviers, des manguiers, des moringas et des papayers.

Pour en savoir plus sur la mission un Homme un arbre, rendez-vous ici

Action contre la Faim pour le climat

Des programmes de résilience au Tchad

Au Tchad, la moitié de la population est entrainée dans une vulnérabilité aiguë ou chronique due à l’insécurité alimentaire et la malnutrition, aux urgences sanitaires ou aux déplacements de la population, et exacerbée par les risques climatiques et les crises économiques. Près de 4,3 millions de personnes, dont 51 % de femmes, ont besoin d’une assistance humanitaire d’urgence et de soutien pour renforcer leurs moyens d´existence.

Le projet vise à renforcer la résilience des femmes face aux changements climatiques dans la province du Kanem. Pour atteindre les objectifs visés par ce projet, de nombreuses activités sont mises en place, notamment des activités de sensibilisation. Nous mettons en place des clubs environnementaux avec une approche « Triple E » (Education Environnementale Efficace), des formations au changement climatique, ou encore des émissions radio sur le climat. En parallèle, des activités en agro-écologie et en agro-foresterie sont menées (reboisement des espaces en voie de dégradation), ainsi que des activités génératrices de revenus. 

LE TCHAD TRAVERSE TROIS CRISES HUMANITAIRES MAJEURES QUI TOUCHENT ENVIRON 6,3 MILLIONS DE PERSONNES, SOIT PRÈS DE 40 % DE LA POPULATION, DANS UN CONTEXTE DE SOUS-DÉVELOPPEMENT ET DE PAUVRETÉ.

Il s’agit de l’insécurité alimentaire et de la sous-nutrition, des mouvements de population dus aux conflits armés ou aux tensions communautaires et des épidémies.

En savoir plus sur nos missions au Tchad.

Action contre la Faim pour le climat

L'agriculture hors-sol en Côte d'Ivoire

A Abidjan en Côte d’Ivoire, nous mettons en place un système d’agriculture hors-sol de qualité et respectueux de l’environnement. Dans un contexte de pauvreté importante (46% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté), 75% de la population a moins de 35 ans.

Les taux de chômage et emploi précaires cumulés, approchent les 90 % de la population active. Par ailleurs, l’alimentation en milieu urbain est peu diversifiée et d’une faible qualité en raison de la pollution des sols et de l’utilisation massive de pesticides.

Le projet JEAUB a pour objectif de former un groupe de 30 jeunes dont 9 filles, à la gestion et l’entrepreneuriat dans l’agriculture biologique. Par la suite, le projet permettra de soutenir le développement de circuits courts de proximité. Dans le cadre de ce projet, quatre « parcelles expérimentales maraichères » de 1000m2 sont mises en places.

En savoir plus sur nos missions en Côte d’Ivoire.

Action contre la Faim pour le climat

L'engagement d'Action contre la Faim

Les personnes les plus vulnérables, qui ont le moins contribué aux dérèglements, sont les plus durement touchées par la crise climatique. Les équipes d’Action contre la Faim le constatent quotidiennement et agissent sur le terrain pour soutenir les populations. Afin d’être en ligne avec les engagements pris par les états lors de la COP21, Conférence de Paris de 2015 sur les changements climatiques qui fixait un objectif de limitation du réchauffement mondial entre 1,5 et 2 degrés, et conscients de nos responsabilités, en tant qu’organisation, nous avons pris plusieurs engagements.

Dans un premier temps, mesurer nos impacts sur l’environnement. Ensuite, réduire notre empreinte carbone en se fixant un objectif de réduction en ligne avec les recommandations du GIEC (le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) de réduire de moitié les émissions d’ici à 2030 et d’au moins 30% d’ici 2025.

Enfin, adapter notre action humanitaire face à ces nouveaux enjeux en intégrant une analyse des risques climatiques et environnementaux dans l’ensemble de nos actions et en favorisant les actions humanitaires ayant un impact positif sur l’environnement.

En savoir plus sur nos engagements